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 SIDI AHMED EL BERNOUSSI

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ouedaggaï

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MessageSujet: SIDI AHMED EL BERNOUSSI   Mer 1 Juin - 10:13

Voici le texte d'une conférence prononcée en février 1952 par Pierre Bach, devant les "Amis de Fès" . Le texte est inhabituellement court ! Y a -t-il eu deux conférences ce jour là ...... ?


Sidi Ahmed El Bernoussi est, après Moulay Idriss, un des grands saints, vénérés patrons de Fès.

Sa «Koubba» s'érige sur les montagnes dominant le Nord de la ville, entre le Djebel Zalagh et le Djebel Guebgueb. Partiellement ruinée, elle est due au sultan Moulay Sliman, qui malheureusement négligea d'affecter quelques revenus habous à son entretien, ce qui entraîna la ruine avec le temps. Le Contrôle Civil est intervenu en vue de sa restauration, qui est examinée par le Service des Beaux Arts et Monuments historiques. Le classement du monument et du site est déjà intervenu, par Arrêté Viziriel du 10 mars 1950, mais un crédit total de plus de cinq millions sera nécessaire pour opérer une restauration intégrale, et celle-ci devra attendre son tour dans les délégations de crédits.

D'après la tradition, Sidi Ahmed El Bernoussi, dont la famille est originaire, comme l'indique son nom, de la puissante tribu des Branes, aurait été un condisciple du célèbre Abou Médiane El Ghouts, le patron vénéré de Tlemcen. Tous deux ascètes musulmans de l'école du Soufisme, suivirent à Fès l'enseignement de Sidi Harazem et de Sidi Ali Bou Ghaleb ( Sidi Ahmed aurait même été, soit professeur à Karaouyine, soit gardien du sanctuaire de Moulay Idriss), puis se retirèrent dans l'ermitage du Guebgueb. De là, Abou Médiane se rendit en voyage à Tlemcen et y mourut en 1161 de notre ère. Sidi Ahmed El Bernoussi mourut au Guebgueb vers 1180.

Son père, Sidi Ali El Bernoussi, et sa mère, Lalla Chafia, sont enterrés à proximité. Ils devaient être venus des Branes dans les Lemta, comme «azzabs» sur la propriété de quelque riche Lemtouni habitant à Fès.

Sidi Ahmed, faisant fi de la «Mechta» paternelle, aurait vécu quelque temps dans l'abri sous roche que l'on voit à proximité du sanctuaire puis aurait construit de ses mains une humble cabane, tombée en ruines depuis longtemps.

Sur sa tombe, en 1803, de notre ère, Moulay Slimane fit construire la Koubba que fit plus tard restaurer et décorer Moulay Hassan sans y affecter non plus de biens habous. En 1808, Moulay Slimane fit également construire un fondouk pour pèlerins.

Loin à l'Ouest, subsistent quelques vestiges de fondations du « château du Zalagh» cité par El Bakri en 1050. C'étaient les ruines d'une casbah des berbères Maghiba, rasée par Moussa Ben Noceir en 706. Les Maghiba se sont réfugiés sur l'Oued N'Ja, à l'Ouest de l'Aiïn-Zorg et sur les terres abandonnées, Youssef Ben Tachefine casa en 1069 un contingent de sa milice Lemta destiné à surveiller Fès, qu'il avait dû assiéger à deux reprises.

Au XVI° siècle, Léon l'Africain, qui avait fait un séjour de 1508 à 1512 sur ces lieux, alors dénommés «El Obbad» les hommes pieux en souvenir des deux ascètes, se contente de présenter Sidi Ahmed comme s'étant retiré en ce point «solitaire et fort propice aux méditations» dans les ruines de l'ancienne casbah ( on voit encore sur les pentes de la colline de longues trainées d'énormes blocs). Marmol fournit les mêmes vagues renseignements. Il est certain que Sidi Ahmed El Bernoussi s'est retiré là pour méditer sur le moyen de gagner le ciel en servant le Dieu des croyants.

Avant la guerre de 1939, les Lemta et les Ahel Fas tenaient en ce lieu un moussem très coloré auquel ont mis fin les restrictions de guerre. M. de Mazières en a donné une excellente description dans un des bulletins de la Société de Géographie du Maroc, paru après coup (en avril 1942). Je ne reviendrai pas sur sa description de l'ancien moussem, qui est très complète, mais seulement sur celle du sanctuaire.

De la route de Fès à Ouazzan, où est aménagé un emplacement pour garer les autos, un sentier monte rapidement à travers les oliviers vers la koubba, à peu près cachée dans l'ombre des énormes «betoum» ou pistachiers-thérébinthes, arbres plusieurs fois séculaires, dont les racines monstrueuses s'accrochent aux rochers. Pourvus d'un feuillage menu, très vert et très serré, ils donnent une ombre fraîche et reposante qui participe à la poésie du lieu. Visiblement, ces thérébinthes constituent une flore résiduelle, vestiges d'une vaste forêt qui couvrait jadis les monts au Nord de Fès, car on en trouve d'autres bosquets très anciens – et en voie de disparition – dans toute cette région. Les terres ont été affermées par les Lemta et la forêt exploitée pour fournir à Fès son charbon de bois, puis partiellement replantées en oliviers. Les olivettes couvrent le Lemta.

La Koubba, au toit hexagonal de tuiles vertes, se dresse à flanc de montagne au pied de la crête. Une cour précède le tombeau, que l'on aperçoit par la fenêtre grillagée et les portes ruinées. Il y en a trois, celle de l'Est était voutée. Celle du Sud donne sur un passage en creux. La crête de la montagne, couronnée de thérébinthes, domine légèrement la Koubba d'une part, et d'autre part un plateau aménagé pour un moussem, et qui porte la borne géodésique de cote 759 mètres.






Je dois ajouter que l'ancien moussem de Sidi Ahmed El Bernoussi, héritier probable d'un très ancien culte agraire des hauts lieux ayant précédé l'Islam, moussem à l'ombre des thérébinthes sacrées, n'est pas sans analogie avec le moussem des Aït Ayache, lequel se déroule encore en plaine du Saïs, près d'Aïn Cheggag, au sanctuaire de Sidi Messaoud. Ce dernier, lui aussi blotti dans un bois de thérébinthes séculaires, mais au bord de l'oued, dans un site charmant, est accessible par une piste en venant d'Aïn Cheggag. Ces deux «marabouts» se trouvent au milieu d'un bosquet résiduel de thérébinthes antiques, que leur caractère sacré a protégé de la main du bûcheron, derniers vestiges de l'ancienne forêt. La reprise de cette espèce a été tentée par le Service Forestier et s'est révélée très difficile à réaliser dans les conditions climatiques actuelles. Elle exige un sol très riche en humus et une tiède humidité. Il s'agit évidemment d'une flore résiduelle ouvrant aux botanistes des horizons nouveaux sur le passé forestier du Maroc.

Les thérébinthes de Sidi Messaoud des Aït Ayache reçoivent beaucoup d'ex-voto ( chiffons et cheveux) participant du rite berbère d'expulsion du mal. Le passage du pieux musulman Sidi Ahmed au Guebgueb en a chassé ces rites magiques, mais il est probable qu'avant lui, ils étaient pratiqués, et qu'il y avait eu là quelque rite berbère , du temps des Maghila.

Enfin, du haut de la colline, le visiteur peut jouir d'un panorama splendide, en particulier par temps clair. A l'Ouest et à droite du Djebel Tratt (831 m) se devinent le Zerhoun (1118 m) et le Tselfat (810 m). Au sud, à ses pieds, s'étend la ville de Fès, blottie dans sa conque d'eaux et de verdure, puis le Saïs, puis fermant l'horizon le Moyen Atlas, avec le Djebel Kandar (1768 m), la Tichoukt, et les neiges du Djebel Bou Iblane (3556 m). L'horizon est coupé par la haute falaise du Djebel Zalagh (907 m) dominant Sidi Ahmed El Bernoussi. Mais au Nord, la vue s'étend largement sur la vallée du Sebou, Moulay Bouchta, l'Amergou et le Rif (Djebel Tidighine 2454 m). La pente du Guebgueb forme un éperon portant le douar Oulad Mansouri, tandis que celle du Zalagh descend rapidement vers le Sebou, couverte d'oliviers et de vertes cultures. Le lieu respire non seulement une poésie bucolique, mais aussi un climat de repos et de détente dont l'on comprend que le charme agreste puisse retenir le voyageur.



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ouedaggaï

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MessageSujet: Re: SIDI AHMED EL BERNOUSSI   Jeu 2 Juin - 12:39

Je rajoute un commentaire au texte de cette conférence car j'avais notion d' une autre version de l'histoire de Sidi Ahmed El Bernoussi.

En effet Prosper Ricard en mai 1919 dans un article de France-Maroc, à propos du Moussem de Sidi Ahmed El Bernoussi, en donne une version différente . Il écrivait qu'il était l' « assâs » ou gardien de Moulay-Idriss, fondateur de Fès et non gardien du sanctuaire de Moulay Idriss comme l'écrit Pierre Bach.

Selon Ricard, lorsque Moulay Idriss édifia les premières maisons de la ville de Fès, il chargea Sidi Ahmed El Bernoussi de veiller sur la montagne et de l'informer de tout mouvement hostile des tribus voisines. Sidi Ahmed n'était à l'époque qu'un simple fermier travaillant pour un propriétaire.
Cette surveillance efficace permit aux travaux de constructions de la ville de se poursuivre en toute tranquillité. C'est ce rôle de grand serviteur du fondateur de Fès qui lui vaudrait cette vénération des fasi: il aurait récupéré ainsi une partie des bénédictions de son Maître, fondateur et protecteur de Fès

Pour effectuer cette surveillance des abords de la ville Sidi Ahmed se serait installé au sommet du Lemta, voisin du Zalagh et presque aussi élevé que lui ce qui lui permettait de jouir d'une vue magnifique sur Fès (voir la description de Pierre Bach).

Le sanctuaire aurait été reconstruit/réparé par Moulay Hassan vers 1880 qui fit creuser une profonde tranchée dans la montagne pour que du toit du sanctuaire on aperçoive le Dar el Maghzen. Le sultan mettait ainsi son palais sous la protection de Sidi Ahmed El Bernoussi.

Selon Ricard le saint serait décédé un dimanche de mai: le pèlerinage serait plus efficace le dimanche et plus particulièrement le jour de l'anniversaire . Les pèlerins les plus fervents pour bénéficier de la « baraka » entière s'installaient dès le samedi et ne repartaient que le lundi. ( il me semble qu'actuellement le moussem se déroule en septembre).

Ricard et Bach semblent donc parler de 2 personnages différents: l'un contemporain de la création de Fès (vers 808 de notre ère), l'autre ayant vécu au 12ème siècle de notre ère.

Le Sidi Ahmed El Bernoussi évoqué par P.Bach pourrait être le fondateur de la Târiqa Zarouqia, une ramification de la célèbre Târiqa Chadhiliya, l’une des plus importantes branches du soufisme universel au Maroc.

Avant de devenir l’un des savants les plus réputés de Fès, à la fin du Vème Siècle de l’Hégire, Sidi Ahmed El Bernoussi a côtoyé d’éminentes autorités spirituelles et figures du soufisme telles le Cheikh Abu Al Hassan Ali Ibn Hirzihim (Ahrazem) et le grand maître Sidi Chouaïb Abou Madyane Al Ghaout Assebti qui l’accompagnait pendant ses heures de recueillement à Djebel Zalagh à Lemta aux environs de la capitale spirituelle et culturelle .....ce qui correspond aux informations fournies par P.Bach

Ses enseignements et ses innombrables vertus attirent un grand nombre de disciples et lui valent le respect et l’admiration des habitants de la ville de Fès où il est mort et enterré et un mausolée a été construit au Dejbel Zalagh.

Qui est donc le Sidi Ahmed El Bernoussi vénéré au sanctuaire du Zalagh ? N'étant pas chez moi actuellement je n'ai pas les documents pour approfondir la question.
Prosper Ricard ,à l'époque inspecteur des Arts indigènes, maîtrisait parfaitement la langue arabe et pouvait donc recueillir toutes les informations utiles. Il était réputé pour la qualité de ces travaux.
Pierre Bach devait connaître l'article de Ricard et s'il a donné « sa » version c'est qu'il en était convaincu. Apparemment personne lors de la conférence -où il y avait certainement de nombreux érudits- n'a contesté son argumentaire sinon il aurait modifié son texte.

Je pense que la version de Bach est la bonne mais les connaissances et la culture de notre « correspondant local » Kaïs devraient nous permettre d'avoir dès maintenant une réponse définitive.
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Kais GHOMRI

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MessageSujet: Pélerinage à Sidi Ahmed EL BERNOUSSI   Lun 31 Oct - 19:53

Au départ de Fès à 9Heures en compagnie de mon guide qui est un grand connaisseur de la région .Nous avons abordé le Zalagh à partir de Bab Guissa. Le Zalagh de près est très impressionnant. Ensuite route ; tortueuse, pleine de virages et à 25 Kms environ, petite déviation de 2 Kms environ vers le Mausolée qui est situé sur le haut du mont. Il n’ y a pas âme qui vive….Pas loin du mausolée , plate forme donnant une vue panoramique des montagnes environnantes… et des idées de pique nique…
En tous cas nos vénérés saints savaient choisir l'emplacement de leur ermitage
Exploration des lieux tout en essayant de retrouver les sites de l’article rapporté par Ouedaggai.






Koubba du mausolée



Rocher


Montagnes environnantes

La biographie de Sidi Bernoussi est extraite du livre ci dessous et que j'ai traduit de l'arabe :Le verger parfumé des chroniques des gens vertueux de Fès.Par Abi Abdellah Mohammed Ben AICHOUN ECHCHERRAT.1106 H- 1697 aJC
Présenté par Zahra ANNADDAM .Edition de la faculté des lettres et des sciences sociales de l’Université de Dhar El Mehraz 1997.
Et parmi eux le Cheikh Abi Abbas Ahmed EL BRANSI, inhumé à LEMTA , sur le mont connu du nom de Zalagh à l’extérieur de Bab Guissa .Son mausolée à cet endroit est bien connu , objet de visites assidues des habitants de Fès. Personne ne doute de sa qualité de Saint Patron et on lui connaît des miracles et prodiges extraordinaires
Il n’est pas sans intérêt de citer certains événements avérés rapportés par certains auteurs qui le qualifient de Cheikh, d’Ascète, de Fervent, de Clairvoyant :Abi Abbas Ahmed Ben Mohamed ben Abderrahmane Ben Yaala EL BRANSI qu’Allah nous face bénéficier de sa Baraka
Il est venu du pays des BRANES et a appris la Science en compagnie du Cheikh Sidi Ali Ben HRAZEM, avec le Cheikh Chouaib Abi MADIAN ,qu’Allah nous fasse profiter de leur savoir. Il a étudié la Science des généalogies, des Controverses (Ilm al Kalam) et a écrit un livre de valeur explicatif des 99 Noms Sacrés d’ Allah, connu du public sous le titre de : الذهب الابريز و المختصر الوجيز [Or pur et abrege concis
Il a accompagné le Cheikh Abi Madian Chouaib et s’est consacré à la prière et à la dévotion sur le Mont de l’Ombre qu’on appelle de nos jours : Mont Zalagh à un lieu appelé Al Obbad ( les adorateurs).
Après le départ du Cheikh Madian, il est allé sur le mont et s’est isolé dans un lieu connu là bas .Des groupes de djinns(génies) croyants en le message de notre prophète, venaient à lui réciter le Saint Coran et étudier les sciences religieuses oralement .Il avait une aura extraordinaire de son temps, les habitants de Fès le priaient pour intercéder auprès d’Allah pour résoudre leurs problèmes ou faire aboutir leurs affaires.
Les gens allaient vers le Cheikh ABI YAAZA( décédé en 1177 ac dont le mausolée est à Moulay Bouazza entre Rabat et Oued Zem) qui leur disait : Vous avez laissé le cheikh Ahmed Bransi sur le mont de Fès , il vous sert autant que je vous sers .




Un jour un homme est venu à lui et lui dit : Cheikh le fils du Prince Ali Lhassan a pris mon argent et ma servante .J’ai demandé justice auprès de lui et il ne m’a pas rendu justice .Je te dénoncerais au près d’Allah le jour du jugement si tu peux me faire rendre ce qui m’appartient et tu ne le fais pas. Le Cheikh qui était assis dans le sahn (place) du medcher de Oulad Cheikh qui est situé à gauche du mausolée et de nos jours en ruine, prend une canne , gratte le sol tout en souriant et en secouant la tête, regarde l’homme et lui dit : Dans une heure va devant la maison du fils du prince et attend mon arrivée. Une fois devant la maison du fils du prince, Ali Lhassan Ali Ben Youssef Ibn Tachfine Lemtouni (Intronisé à Marrakech après la mort de son père en l’an 500 H ( 1107 ac) et qui à partir de 503 H ( 1109 ac) mena le Jihad en Andalousie d’où son nom de Prince des Deux Rives .Décédé en 537 H (1142 ac)
Ensuite le Cheikh , fait ses ablutions ; entra dans son isoloir et dit à ses disciples : si quelqu’un me demande , vous lui dites que je ne reçois personne .Le Cheikh, canne dans la main, tête recouverte de son burnous, rejoint l’homme assis devant la maison du fils du prince, s’assoit à côté de lui et lui dit : Salaam Alaikoum et l’homme lui rend : assalam .Il le dévisage et reconnaît le Cheikh, lui embrasse les mains et les pieds attend et ne dit pas un mot .Entre temps, un garçon sort en se pavanant drapé dans ses beaux habits. Le cheikh lui dit : Quel est ton nom mon garçon ? Mon nom est : Rihane, lui répond le jeune homme .Rentre chez ton maître et dis lui : Ahmed EL Bransi demande ta permission pour une entrevue avec toi . Le garçon impressionné par l’allure du cheikh, rentre chez le fils du Prince et lui dit : Il y a un Cheikh au visage resplendissant et qui dit s’appeler Ahmed El Bransi et qui veut une entrevue avec toi. Le fils du prince qui a tout de suite compris de qui il s’agissait, dit au garçon : Sors lui dire que je dors. Ce qui fut rapporté à El Bransi : qu’il dorme jusqu’au jour de la résurrection , dit il , puis disparaît, lui et l’homme à la requête et se retrouvent tous les deux à l’isoloir du cheikh .L’homme en fut stupéfait et très étonné de ce miracle incroyable .Alors le cheikh le rassure et sort en sa compagnie de l’isoloir.
Le fils du prince meurt et la nouvelle fut connue dans toutes les régions .Le prince Abou Lhassan convaincu que le décès soudain de son fils est survenu après l’incident avec le Cheikh mais cette fatalité ne pouvant bien entendu survenir que parce que son heure était venue et par la volonté d’Allah , appelle le cheikh, le supplie et lui rend l’argent et la servante de l’homme en plus de pièces d’or qu’il a refusées




Parmi ses autres bienfaits : un jour un homme vient lui dire : je dois de l’argent à quelqu’un et je te demande de m’aider à le rembourser. Le Cheikh lui ordonne de secouer l’amandier juste à côté et des pièces d’or et d’argent en tombèrent .L’homme et toutes les personnes présentes voulurent en prendre mais ne touchèrent que la poussière. Le Cheikh dit ; Quand on a délaissé la fortune, elle nous a suivi et je ne vous ai montré que certains secrets qu’Allah livre à ses plus proches fidèles. Toi l’homme , pars, Allah va faire rembourser ta dette , il est tout Puissant . L’homme s’en alla et le Vendredi d’après put rembourser son dû.
Parmi ses autres miracles : un jour un homme lui dit : Cheikh , je voudrais faire le hadj et je n’ai pas de quoi .Le cheikh lui dit :reste avec mes fidèles jusqu’à demain Incha Allah .Le lendemain il lui dit : va chez le ministre et dit lui sans que tu dises que c’est moi : pour preuve que la nuit tu ne dors pas avant d’ avoir invoqué 1000 fois le nom du prophète Sidna Mohammed, donne moi de quoi faire le pèlerinage à la Mecque.
Il va chez le ministre qu’il trouve assis devant la porte de sa maison , le salue, lui dit pour preuve que tu invoques le nom du prophète 1000 fois avant de dormir donne moi de quoi aller à la Mecque .Le Ministre lui donne alors une boite et lui dit : Retourne chez le cheikh et dis lui de ne pas oublier celui qui l’aime .Quand l’homme ouvre la boite , il trouve 1000 Dinars et eut une joie immense retourne chez le cheikh et lui rapporte les propos du ministre .Le cheikh lui dit décide toi et pars au plus vite .Arrivé à la Mecque , le vendredi l’homme voit le cheikh dans le Masjid Al Haram ,lui demanda : Quand est ce que vous êtes venu ?Le cheikh lui répond : Ne parle de ça à personne puis disparut




Parmi ses autres prodiges, un jour qu’il était en compagnie de ses fidèles , une femme vient le voir et lui demande de faire libérer son fils qui était emprisonné et qu’elle n’a pas de quoi payer sa rançon .Le Cheikh lui dit dans trois jours, sors par Bab Guissa , va à l’ Oued du Sed ( barrage) El Rouak ( plus communément Ched Rouagh) ,prend une khobza ( un pain rond) et assieds toi sur la route. Un chien viendra vers toi, s’il te fixe du regard, donne lui le pain et reste là jusqu’au dhor (milieu de journée) .La femme exécuta les ordres du Cheikh et tout se déroula comme il lui avait dit …Pendant l’attente un homme aux pieds enchaînés, habillé comme un chrétien traverse l’oued du côté du Zalagh. La femme folle de joie le rejoigna en courant et reconnut son fils. Mère, qu’elle est cet endroit où on se retrouve ? dit-il..Ne reconnais tu plus ta ville, c’est Sed Rouak et Louajriyine .
Le fils rendit grâce à Allah.Sa mère tout en priant pour le Cheikh dans son for intérieur dit à son fils : Tu es venu jusqu’ici pieds enchaînés. Son fils lui dit : le chien chez qui j’étais emprisonné m’a offert un morceau de viande de bœuf pour la maison , je me suis assis en cours de route , je me suis rappelé de toi et de mes frères et j’ai pleuré .Quand j’ai essuyé mes larmes, j’ai voulu me lever et prendre la viande , un très grand chien de la taille d’un veau l’a attrapé et s’est échappé. Je l’ai suivi jusqu’ à la porte de Quachquil la verte en courant et ayant peur alors que j’avais les mains enchaînées,qu’il ne me devance et que le chrétien ne me frappe et fasse égoutter sur mon dos de la graisse de porc, fondue et bouillie., c’est en un clin d’œil que je me suis retrouvé là devant toi .Ensuite la femme a ameuté les gens à qui elle raconta l’histoire incroyable de son fils et partit avec son fils vers le Cheikh à la tête d’une grande foule , elle enleva les chaînes de son fils …
Les bienfaits du Cheikh Ahmed ben Mohammed EL BRANSI sont innombrables et nous nous sommes contentés de cette infime partie.




Arcades menant à la cour et à l'ancien Foundouk servant à loger les pélerins



Ancien Foundouk

Dans la Salwat, Kettani note la biographie succincte de 3 saints au nom de BRANSI ;

1)Sidi Ahmed Ben Mohammed EL BRANSI, dont le mausolée est à Zalagh, objet de la présente biographie
2)Sidi Ali Ben Abderrahmane, père de Sidi Ahmed EL BRANSI , inhumé à la source de Ain Tafraout qui est une source proche, à l’ouest et en bas du mausolée de Sidi Ahmed
3)Sidi Ahmed Ben Ahmed Zerrouk El BRANSI EL FASSI:N’a pas de parenté avec Sidi Ahmed .Elève d’Ahmed Ben Oqbaâ Al Hadrami et Abi Abdellah Mohammed Ben Abdellah Zitouni El Fassi ;Né à Fès le 28 Moharram 846 H (1442 a jc) et décédé en 899 H(1494 a jc) à Azliten du côté de Tripoli entre Tajura et Le Ksar de Ahmed.Surnommé Zerrouk( de zrak= bleu) à cause de la couleur bleue des yeux de son grand père.Son mausolée est situé à Atkrane un village de Masrata, au Pays d’El Jarid


Dernière édition par Kais GHOMRI le Lun 9 Avr - 19:02, édité 1 fois (Raison : Changement des caractères et couleur du texte)
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MessageSujet: Re: SIDI AHMED EL BERNOUSSI   Sam 5 Nov - 23:00

Merci Kais pour ces photos récentes ( dont l'une est pratiquement identique à celle de la carte postale, les pèlerins en moins) du Mausolée de Sidi Ahmed el Bernoussi et pour tes commentaires judicieux.
J'espère avoir l'occasion lors d'un prochain passage à Fès d'aller faire un tour jusqu'au mausolée ..... pourquoi pas un dimanche de mai !

Bonnes fêtes de l'Aïd
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ouedaggaï

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MessageSujet: Re: SIDI AHMED EL BERNOUSSI   Lun 21 Nov - 14:07

J'ai trouvé quelques informations à propos du moussem de Sidi Ahmed el Bernoussi.

Ce moussem a été organisé dès la construction du mausolée, c'est à dire vers 1803. Le sultan assistait souvent en personne au moussem à l'occasion duquel il faisait de "généreuses offrandes " au saint de Fès et l'on rapporte que Moulay el Hassan donnait chaque année "200 douros, 10 boeufs et un drap vert pour couvrir le tombeau".

Le moussem était fréquenté par de nombreuses confréries religieuses, par les montagnards des tribus de tout le nord du Maroc et bien sûr par les fasi. Les riches apportaient cierges et offrandes et les pauvres essayaient d'avoir leur part des 25 plats de couscous offerts par la tribu des Lemta; tout le monde venait assister aux jeux, danses et fantasias qui agrémentent la fête.
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MessageSujet: Re: SIDI AHMED EL BERNOUSSI   Sam 17 Déc - 22:07

J'ai retrouvé, dans le Courrier du Maroc, deux chroniques écrites en Mars 1953, par Pierre BACH (l'auteur de la conférence sur Sidi Ahmed El Bernoussi) à propos du pays Lemta de Fès.

Voici un résumé qui complète le texte de la conférence et le récit de Kais


Les almoravides, originaires d'une île du Sénégal, ont conquis le Maroc, l'Afrique du Nord et l'Espagne. C'étaient des berbères Senhadja dont une des tribus était les Lemta ou Lemtoud du nom de leur totem, le Lomt ou antilope mohar. Cette tribu forma le noyau de la fameuse armée almoravide.

Lorsqu'au onzième siècle Youssef ben Tachefine, fondateur de cette dynastie, prit Fès, il laisse devant la ville un contingent de ces hommes sûrs et guerriers éprouvés qu'étaient les Lemta pour surveiller cette ville déjà considérée comme frondeuse.( Il continue, avec le reste de son armée vers l'Espagne .... Cordoue, Grenade, Tolède)

Il leur attribua les terres qui portent encore aujourd'hui leur nom, le Lemta, pays montagneux au Nord et aux portes de la ville.

Bientôt , ces guerriers-cultivateurs, attirés par la vie citadine, se firent commerçants et firent exploiter leurs terres en fermage par les riffains. Le nom seul devait rester, perpétuant le souvenir de ces sahariens, de ces voilés, de ces chameliers qui s'arrêtèrent à Fès.

Le pays Lemta est constitué par le Zalagh et le Djebel Guebgueb. Par ce dernier et le ravin de l'oued Maleh, le Lemta vient jusqu'à la porte de Bab Guissa. C'est là du reste qu'on entassait les récoltes d'olives apportées du Lemta. De la ville, on voit sur les pentes du Guebgueb, les olivettes d'où émergent quelques maisons et douars : Kasbah en Chekroun, Aïn Roummane, Bouib Er Rih, etc... De Bab Guissa, une piste franchissait autrefois l'Oued Maleh sur un pont « portugais » dont les ruines sont encore visibles du Tour de Fès -comme plus bas, le « pont portugais » de l'oued Fès. Du côté opposé une autre piste suivant les flancs de l'oued Maleh, entre le kehf el Azba et le Dahar Zlifa, se dirigeait vers l'ancien souk Sebt des Oudaïa par le col dit Akbat el Mesajine.

Au dessus de l'oued Maleh, les pentes du djebel Guebgueb portent des cultures tantôt de céréales, tantôt d'oliviers. Cet arbre a été multiplié dans cette région depuis une époque très ancienne. Il a progressivement remplacé en ces montagnes le pistachier-térébinthe dont ils subsistent quelques bosquets témoins. Alors que les terres passaient par voie de vente, des mains des Lemta à celles d'autres familles fasi, l'arboriculture continuait, régénérant les oliveraies trop vieilles … on voit encore quelques souches remontant à des temps très anciens.

Les racines de ses arbres retenaient sur les pentes du Guebgueb la terre arable, et il semble qu'aux époques fastueuses de Fès, les citadins aient aménagé des jardins dans leur propriété. Sur la route de Sidi Ahmed el Bernoussi, le douar Aïn Sania, la source de la Noria, tient son nom d'une noria qui remplissait un bassin d'irrigation, autour duquel quelques amandiers témoignaient d'une arboriculture variée.
Par contre le douar Aïn Rouminane, la Source des Grenades, dresse ses mechtas sur une croupe nue mais environnée d'olivettes.

Les pressoirs à huile, d'un modèle antique, et souvent inutilisés demeurent un souvenir de la valorisation du territoire, entreprise jadis et gagnée sur la forêt de térébinthe. L'arbre a remplacé l'arbre.

Sans l'olivier, il y a longtemps que ces montagnes seraient complètement dénudées. Son importation est-elle due aux « azzabas », aux fermiers riffains ? Ou sont-ce les Lemta qui, restés en relation avec leurs frères installés en Andalousie, l'en ont rapporté ? Cette dernière hypothèse paraît la plus probable, car la forêt de térébinthes a dû tomber sous la hache des bûcherons au XIIIme et XIVme siècles de notre ère, époque du développement maximum de la ville de Fès. C'était en même temps celui du repli en Espagne. L'apport de l'olivier semble, dans cette montagne, remonter à cette époque. Il y a fourni la principale production : l'huile. Les Lemta, qui ne formaient plus une milice depuis les almohades, furent alors des producteurs d'huile.

Quant à la force armée, elle était passée aux milices cantonnées avnt la création de Fès-Djedid dans la Kasbah El Anouar, dont la porte flanquée de tours hexagonales, s'érige encore sur la place Baghdadi.



OLIVERAIE
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Kais GHOMRI

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MessageSujet: Retour à Sidi Ahmed EL BERNOUSSI   Mar 10 Avr - 17:46

Comme sortie dominicale avec mon frère Rachid qui vit en Australie, je n’ai pas trouvé mieux que le mausolée sur le Zalagh de Sidi Ahmed EL BERNOUSSI.Route montagneuse agréable, dépaysement garanti. Environnement vierge non encore envahi par la civilisation, ambiance mystique.


Vue de Fès à partir du Zalagh


Autre vue



Pistachier-térébinthe en conflit avec la roche

Pistachier térébinthe
Le pistachier térébinthe (Pistacia terebinthus L.), — nom populaire "térébinthe" — est une plante à feuillage caduc de la famille des Anacardiacées poussant dans les garrigues et surtout les maquis, commun dans tout le bassin méditerranéen (Maroc, Portugal, Turquie, Syrie, Palestine). A l'origine présente dans le midi de la France, son aire s'est étendue jusque dans le Jura, le Quercy, la Savoie et le Périgord, mais toujours dans les zones dégradées associées aux chênes vert, pubescent et à une altitude maximale de 500 m.
L'essence de térébenthine lui doit son nom car elle était à l'origine fabriquée avec la sève de cet arbre.
Pistachier vient du grec pistakê, dérivé du persan pista et térébinthe du latin terebinthus, dérivé du grec τερέβινθος qui désignait l'arbre.
Description :
Le pistachier térébinthe est un arbuste de trois à cinq mètres.
Ses feuilles caduques de 7 à 13 folioles sont vertes au printemps, jaunes ou rouge flamboyant à l'automne.
Les fleurs unisexuées sont petites, rougeâtres en grappes serrées — panicules — sur les rameaux d'un an. La floraison se produit d'avril à juin.
Les fruits ovoïdes, de la taille d'un petit pois (de 5 à 7 mm) et en grappes caractéristiques, sont blancs, puis roses, rouges et enfin bruns à maturité. Il dégage une forte odeur de résine
Il se distingue du lentisque ou pistachier lentisque (Pistacia lentiscus L.) par son feuillage non persistant….et du pistachier vrai (Pistacia vera) car ce dernier a des feuilles ayant moins de folioles : 3 à 5 folioles et des fruits plus volumineux, connus pour leur comestibilité.
Utilisation :
Son bois dur est utilisé en ébénisterie et en marqueterie pour réaliser des ornementations.
Le térébinthe donne une oléorésine, très odoriférante, la térébenthine de Chio, de l'île grecque de Chio où la résine est exploitée. La résine peut être utilisée comme antiseptique en médecine et on peut la mâcher. Elle sert aussi à la fabrication de vernis et de friandises.
Les graines du pistachier térébinthe sont comestibles mais aigrelettes. Elles peuvent être utilisées pour produire une huile comestible.
Aspect culturels et historiques :
Quelques références au térébinthe dans la Bible et l'hagiographie:
•« L'ange du Seigneur vint s'asseoir sous le térébinthe d'Ofra qui appartenait à Yoash, du clan d'Avièzer. » (La vocation de Gédéon, Juges, chapitre 6)
•« Saül et les hommes d'Israël se rassemblèrent et campèrent dans la vallée du Térébinthe, et ils se rangèrent en bataille face aux Philistins. » (David et Goliath, Premier livre de Samuel, chapitre 17).
•« Hier, samedi, après la clôture du sabbat, la sainte Famille quitta Nazara pendant la nuit ; je la vis, tout le dimanche et la nuit suivante jusqu'au lundi, rester cachée près de ce grand vieux térébinthe, sous lequel elle s'était arrêtée en allant à Bethléem, lorsque la sainte Vierge avait tant souffert du froid. C'était le térébinthe d'Abraham, près du bois de Moreh, à peu de distance de Sichem, de Thenat, de Siloh et d'Arumah. Les projets d'Hérode étaient connus dans ce pays, et la sainte Famille n'y était pas en sûreté. C'était près de cet arbre que Jacob avait enfoui les idoles de Laban. Josué rassembla le peuple près de ce térébinthe, sous lequel il avait dressé le tabernacle où était l'Arche d'alliance, et l'y fit renoncer aux idoles. Ce fut aussi là qu'Abimelech, le fils de Gédéon, fut salué roi par les Sichémites. » (La vie de Marie, LXXXI, le dimanche 4 mars - Le térébinthe d'Abraham. …)
•« La tête d'Absalom se prit dans le térébinthe et il se trouva entre ciel et terre[...]. Joab [...]prit donc en main trois épieux et les planta dans le cœur d'Absalom, encore vivant au milieu du térébinthe. » (Second livre de Samuel, chapitre 18).
source wikipédia



Mausolée



Entrée du mausolée



Intérieur du mausolée



Mihrab



Catafalque de Sidi Ahmed

--

détail mihrab/Détail stuc

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détail arcade-portail


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aurore

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MessageSujet: Re: SIDI AHMED EL BERNOUSSI   Mar 10 Avr - 18:21

une des définition du mot catafalque, est "estrade sur laquelle on place un cercueil lors d'une cérémonie funéraire"

Kais, s'il te plait , peux tu me confirmer. les catafalques de religieux musulmans que j'ai pu voir dans le mevlana de Konya, ou des mosquées d'Istamboul, ne contiennent pas les corps de ces religieux, qui je pense, sont enterrés suivant les rites musulmans traditionnels.
Merci Kaïs
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Kais GHOMRI

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MessageSujet: Catafalque   Mer 11 Avr - 16:50

Bonjour Aurore
Ta remarque est judicieuse à propos du catafalque qui dans ce cas est purement décoratif car le défunt est sous terre et sur sa tombe on dresse en général un grillage métallique ou autre, servant de support pour une couverture ( kesoua en arabe) en tissu aux couleurs de l’islam : le vert. La qualité de l’ornementation est plus ou moins riche, et sophistiquée selon l’importance du défunt et des dons des fidèles.
Le mausolée de Bernoussi actuellement déserté, est dans un piteux état .On n’organise plus de moussem depuis 4ans. Le moussem est le grand rassemblement des adeptes du saint accompagné d’une intense activité commerciale qui permettait grâce aux dons de réaménager les locaux
Je n’ai pu accéder au mausolée de Bernoussi que grâce à une dame gardienne des lieux qui nous a ouvert les portes du mausolée et nous a permis d’entrer à l’intérieur, qui comme tu l’as constaté est délaissé et envahi par l’humidité et les infiltrations ...en attendant la Providence.
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Jacqueline Roméro

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MessageSujet: Re: SIDI AHMED EL BERNOUSSI   Jeu 12 Avr - 13:29

merci KAIS
pour ces explications sur le pistachier térébinthe, je l'ignorais que l'on pouvait obtenir de l'essence térébenthine de cet arbre,
et également merci pour ton travail sur tes photos que tu nous fais partager
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MessageSujet: Re: SIDI AHMED EL BERNOUSSI   

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